Supplément Journal n° 57


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Dernière heure … Dernière heure … Dernière heure … Dernière heure … Dernière heure




B.H.N.S.

Le Cannet gêle le projet sur Carnot !


Pour une surprise, ce n’en fut pas une ! Sacré Cannet !
Depuis le temps que Le Cannet tournait autour de ce projet et lui donnait des tas de coups de bec comme un oiseau qui aurait manqué d’appétit et aurait picoré notre pauvre bestiole presque par inadvertance, comme par désœuvrement.
L’article paru dans Nice-Matin – Samedi 21 avril 2012 – ne nous a pas étonnés le moins du monde.

" Le bus en site propre cale à l’entrée du Cannet ", titre ce journal.
Ça a le mérite d’être enfin clairement dit. Le Cannet est sorti de son demi-silence et vient de mettre carrément les pieds dans son plat en éclaboussant ouvertement l’ensemble du quartier Carnot. Quel courage aujourd’hui ! Nous apprenons que finalement après des années de préparation intensive et d’études coûteuses approuvées par Le Cannet – et que, malgré le quasi-plébiscite de ce projet par la population – eh bien, Le Cannet n’est pas tout-à-fait prêt pour concrétiser.

Et pourquoi ? Alors là, on en tombe à la renverse !
Parce que ces travaux seront source de nuisances sonores pour la population riveraine. Donc, Le Cannet se doit, dans cette perspective, d’entreprendre immédiatement des travaux de lutte contre le bruit pour protéger les habitants, des nuisances annoncées. Et ce, en insonorisant les immeubles limitrophes et en coulant de l’enrobé spécial anti-bruit sur la chaussée du boulevard. De délicates attentions qui en feront sourire plus d’un. Autrement dit, si Le Cannet cale, c’est pour le bien de ce petit coin de terre, aux confins de Cannes et du Cannet, où l’enfer du trafic routier et de ses conséquences, sévit plus durement qu’ailleurs, depuis tant et tant d’années. Et qui, avant d’être soulagé par l’implantation d’un B.H.N.S., devra d’abord s’y préparer grâce aux aménagements indispensables et préalables aux travaux qu’il ne serait pas à même de supporter.
Du grand art pour maquiller ce que nous appelons : la dérobade attendue du Cannet. Ou mieux : Le Cannet met son véto au projet de B.H.N.S. sur Carnot. Jusqu’à nouvel ordre !
Bref, nous dit-on, le projet n’est pas mort. Il est simplement un peu repoussé au nom de la santé publique. L’histoire ne nous dit pas si Le Cannet ira jusqu’au bout de sa compassion, en distribuant gratuitement des masques anti-pollution à la population. Vivement que Cannes se mette, elle aussi, au diapason !

 Faudrait pas prendre les enfants du bon Dieu, pour des canards sauvages ! 
Il est grand temps d’appeler un chat, un chat – et d’en finir avec ces conversations feutées de salons mondains où l’hypocrisie sert de sucre à la tasse de thé. Finissons-en !
Oui, vu tout ce charabia que l’on nous déverse sur la tête et dans nos oreilles, vu tout ce galimatias que l’on tente de nous faire avaler comme si nous avions tous des cervelles qui tiendraient dans un dé à coudre. Oui, nous allons faire de la Politique, et de la vraie avec un grand P. De la Politique, noble et courageuse. De celle qui ne mâchera pas ses mots pour dénoncer la petite politique sournoise et insidieuse qui veut nous faire ingurgiter de grosses couleuvres, mise au service d’intérêts particuliers contre l’intérêt général. Celle qui tente de renvoyer notre B.H.N.S. aux calendes grecques, c’est-à-dire au-delà des élections municipales de 2014. De là à imaginer que notre projet de B.H.N.S. ait pris des couleurs politiques, nous ne sommes pas loin de la vraie vérité. Alors, en attendant, on nous berce avec de l’enrobé spécial anti-bruit. Pour une trouvaille, c’est une trouvaille !

Vous avez dit enrobé !

-"Enrobé ! Enrobé ! Mais quelle merveille ! Ainsi s’exclama la dame du 6° étage de l’immeuble barricadé derrière ses vérandas, juste à la sortie du Campon qui dégouline jour et nuit sur notre boulevard et qui déverse, à flot, sa flopée de véhicules pressés d’en découdre avec cette ribambelle de feux tricolores, et d’arriver enfin dans la bonne ville de Cannes."
Cet enrobé, quand il fut mis subrepticement au petit matin, tel un cache-misère pour lutter énergiquement contre la pollution sonore – cet enrobé-là avait surtout comme vertu première, d’être très cher, donc d’avoir le devoir de durer longtemps pour en amortir les frais. Mais la dame du 6° étage raisonnait à tort et n’avait pas compris que cet enrobé venait d’être mis juste en prévision des terribles travaux repoussés à des années. N’empêche qu’elle fut très contente de cet aménagement réclamé depuis si longtemps.
"Et c’est quand mon B.H.N.S. ?", ajouta la dame du 6° étage de notre immeuble avec vue imprenable sur le Campon. Et d’aller quêter une réponse à sa question à la mairie du Cannet. Pas déçue du voyage ! Tant il est vrai que certains sujets fâchent – ou – ne peuvent être correctement expliqués. Ce projet aurait eu quelques hoquets politiques. Il serait remis à plus tard quand la population de Cannes serait devenue plus raisonnable dans le choix de ses dirigeants. Des projets de ce genre ne peuvent pas être traités à la légère ou être imposés à la hussarde. Ils nécessitent réflexion et concertation approfondies. Un sujet si grave et si délicat qu’on ne peut se permettre de le confier à n’importe quelles mains. C’est pourquoi, ce projet, par prudence, a connu, un temps, quelques pointillés. Puis, on l’a remis en continu. Ensuite, il fut vigoureusement dénoncé pour son impréparation. Enfin, tout dernièrement, il a été décidé de préparer sa préparation, par cette vaste campagne d’enrobé très écologique. Mis à part ça, c’est un excellent projet que l’on sortira comme le lapin du chapeau, au bon moment et pas avant, quand le besoin et l’opportunité s’en feront sentir.





De qui se moque-t-on ?